La série Chemin de fer est un jeu séquentiel qui s’adapte au format de monstration. Il s’est jusqu’alors décliné en diaporama - projet international The smell of dust 2015 et en journal imprimé. Les qualités propres de ces médias deviennent un atout plus qu’une contrainte pour expérimenter l’enchainement des séquences, créer des césures, des répétitions.


Images extraites d’une errance nocturne en Camargue.

La série Chemin de fer propose la lecture d’une suite d’instantanés, évocation formelle du chemin de fer éditorial, à la différence près que certaines images se chevauchent comme pour garder en mémoire la ou les précédentes. Le défilement d’images les unes à la suite des autres, la résistance de certaines, tandis que d’autres sont utilisées comme simple raccord, n’est pas sans évoquer le cinéma et son utilisation de l’image photographique comme matériau liant. À l’instar du cut up, le chaos visuel généré cherche une adéquation formelle avec notre logique de perception. Ici notre relation au temps ne semble s’entretenir que de coïncidences et d’associations disjonctives.
Ces “flash”, images souvenirs ou à venir sont vidés de leur sens contextuel pour ne devenir plus que de simples signes qui entrent en résonance et tendent à l’abstraction.
À la limite de la ville et de la campagne, à la limite de la clairvoyance et de l’état d’ébriété, les photographies sont poussées dans les retranchements de leur matérialité.




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Chemin de fer series is a sequential game that adapts to exhibition’s formats. Previously he was declined in a slideshow - international project The smell of dust 2015 and a newspaper. Qualities of these media become an asset rather than a constraint to experiment the sequence of sequences, create répétitions, new connections or cuts, and for exemple, to generate a diptych from a horizontal format.




Images from a night wandering in the Camargue.


Chemin de fer, which could be litteraly translated with a double meaning ‘flatplan’ and ‘railway”, is like filmstills extracted from the movie of a hallucinated wandering. Snapshots – made during one night in Camargue – overlap while reading and seem to follow a sort of flatplan.
This game of accumulation of images brings a stratified viewing, which calls to mind our particular relation with the concept of present time. Both mystical and dialectical, this relationship is made of coincidences and disjunctive associations.

On the edge of town and country, on the verge of clairvoyance and intoxication, photographs are extended to the limits of their own materiality.